La plongée sous-marine est une activité
à risque faisant intervenir l'utilisation d'équipement de pointe nécessaire
au soutien des fonctions vitales. Une formation appropriée auprès d'une agence de certification
reconnue devrait être suivie par quiconque désire pratiquer cette activité.
Mise en garde
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Anxiété et plongée par Cédrik Coia
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L’anxiété
est un sujet tabou en plongée. Beaucoup de gens (dans le milieu) croient
que les mots "plongée" et "anxiété" ne
devraient se retrouver dans une même phrase que dans un contexte
d’exclusion mutuelle. Pourtant, on peut sans doute affirmer sans trop
d’erreur que chaque plongeur a déjà ressenti un jour ou
l’autre de l’anxiété sous l’eau à un
degré plus ou moins élevé. Le but de cet article est
d’explorer un peu la sémantique et la phénoménologie
de l’anxiété et d’essayer de vulgariser les
mécanismes par lesquels elle agit sur le plongeur. Nous verrons
également par quels moyens ce dernier peut l’apprivoiser, la
contrôler et peut-être la juguler. Cet article est en partie le
fruit de mes lectures, mais surtout de mon expérience en tant que
plongeur, instructeur et personne anxieuse.
Qu’est-ce que l’anxiété?
Qu’entend-t-on
au juste par anxiété? Est-ce que le terme anxiété
est approprié aux situations que l’on rencontre communément
en plongée? Bien sûr que oui. Dans les articles qu’il a
écrits pour le compte de DAN, Ernest Campbell, M.D. nous
définit l’anxiété comme une émotion humaine
normale que l’on ressent face à une situation difficile,
dangereuse ou menaçante. Elle est associée à la sécrétion
de catécholamines (comme l’adrénaline), de puissants
stimulants, et nous prépare physiologiquement à faire face à cette
situation. Différents individus percevront différemment les
mêmes situations. Certains ont une tendance accrue à
éprouver de l’anxiété, ce qu’on appelle de
l’anxiété caractéristique ou anormale,
d’autres n’en éprouvent qu’une fois face à une
menace ou une situation objectivement stressante. Il s’agit alors
d’une anxiété dite "d’état" ou
normale.
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Ainsi, certains angoissent lorsque vient le temps de s’engager
dans un carrefour de circulation ou de s’adresser à un commis de
caisse, d’autres n’angoissent (avec raison pourra-t-on en
convenir?) que sous la menace d’un pistolet vissé dans le nez.
La
réaction anxieuse s’accompagne de signes et symptômes
physiologiques, conséquence de la libération des
catécholamines dans le sang. L’individu pourra alors ressentir
l’un, l’autre ou plusieurs des symptômes suivants :
Battements cardiaques irréguliers, sudation accrue (principalement au
niveau des mains), impression de vertige et d’étourdissement,
tension musculaire générale, sensation de faiblesse ainsi qu'une respiration
rapide et superficielle. On pourrait également ajouter le
rétrécissement du champ de vision qui, malgré une certaine
dilatation des pupilles, a pour conséquence que les souvenirs d’un
épisode d’anxiété (surtout en plongée) sont
généralement sombres.
En
principe ceux qui plongent de leur plein gré, ne devraient pas voir en
la plongée une situation particulièrement dangereuse. Il demeure
toutefois que plonger c’est faire une incursion dans un milieu pour
lequel l’Homme n’est pas bâti (ou plutôt
optimisé) à y évoluer. Alors que la réaction naturelle du
corps humain (réaction subconsciente) serait de se mettre en état
d’anxiété pour affronter le danger correspondant, le cerveau
(partie consciente) qui sait très bien que l’incursion est
volontaire et contrôlée parvient à contenir la
réaction et à la calmer. Cependant, toute situation
problématique qui serait bénigne en surface est potentiellement
plus lourde de conséquences sous l’eau et différents
individus perçoivent différemment ce risque accru. La
capacité du plongeur à contrôler la réaction
naturelle du coprs à se mettre en état physiologique d’anxiété
dépend donc de sa perception du risque.
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Distinction entre anxiété et phobie
A
ce point-ci, il faut faire la distinction entre phobie et
anxiété. Alors que l’anxiété se rattache
à un stimulus relativement clair (plus ou moins fort donc selon les
individus), la phobie n’a pas besoin de stimulus particulier. Les
individus souffrant de phobies auront tendance à voir et anticiper du
risque là où il n’y en a pas nécessairement ou
à exagérer le risque réel avant même
d’être en situation. Ils seront donc plus prompts à
éprouver de l’anxiété comme conséquence de
leur phobie. Plus précisément, ils seront moins aptes à
réprimer la réaction anxieuse dans laquelle le corps voudrait
s’installer. Il existe une gamme assez variée de phobies, mais
parmi celles qui sont les plus susceptibles d’affecter un plongeur on
retrouve la claustrophobie et son opposée l’agoraphobie. La
première fait appréhender le confinement à différents
degrés (allant de la simple immersion à la promenade entre les
murs rapprochés d’une épave) et l’autre fait
appréhender les grands espaces tels les immenses épaves ou les
sites de plongée où de longs parcours "dans le bleu"
sont requis. On retrouve aussi la phobie des bestioles ("bibittes"),
des requins, des algues, etc (ne pas confondre ici la phobie des requins qui
consiste à avoir peur d’en voir un sortir de la noirceur à
la Carrière Morrisson et l’anxiété associée
à une plongée aux requins dans le sud).
A
son paroxysme, l’anxiété, qu’elle résulte
d’une phobie ou qu’elle soit justifiée, devient une panique.
L’individu paniqué réagit de manière irrationnelle
et impulsive et a généralement comme réflexe de
fuir rapidement la situation qu’il juge dangereuse. Il a
été conclu que plusieurs accidents de plongée (tant
récréative que technique) étaient une conséquence
directe de la panique des plongeurs impliqués. Ainsi, selon qu’un
individu à une tendance naturelle plus ou moins prononcée
à l’anxiété et à éprouver des phobies,
il sera plus ou moins à risque d’entrer en panique sous
l’eau.
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Les aspects de l’anxiété particuliers à la plongée
La respiration
Le
facteur premier qui influence l’appréciation du risque sous
l’eau est selon moi l’aspect limité de la réserve de
gaz. Quelle que soit la nature du problème qui survient, le plongeur
doit le régler sous l’eau, ce qui est d’autant plus vrai que
la profondeur de plongée est grande. Cependant il doit le faire dans un
temps d’autant plus limité que sa réserve de gaz
l’est. Cette pression qui nécessite la prise d’une
décision rapide est un facteur qui amplifie la perception des
différents risques. Qu’arrive-t-il si on ne prend pas la bonne
décision? Restera-t-il assez de gaz pour régler les
éventuels nouveaux problèmes qui pourraient survenir? Sera-t-on
capable d’y faire face et de les régler? On observe ainsi souvent
une association entre l’anxiété sous l’eau et
l’impression qu’on n'a pas assez d’air.
L’un
des symptômes les plus dangereux de la réaction anxieuse pour le
plongeur est la respiration superficielle et accélérée.
C’est un facteur qui pourra faire qu’une attaque
d’anxiété a beaucoup de chances de s’amplifier si l’individu
ne se rend pas compte de son état et qu’il ne prend pas rapidement
les moyens pour le gérer adéquatement. Une telle respiration a
pour effet de réduire l’élimination du CO2
puisqu’un grand volume mort est conservé dans les poumons. Il
s’ensuit une sensation grandissante d’étouffement ou
d’essoufflement qui vient amplifier l’état
d’anxiété et qui peut à la limite déclencher
la panique. Il est d’ailleurs intéressant de noter que dans
certains cas, l’état d’anxiété (qui cause
cette respiration inadéquate) peut justement résulter d’une
mauvaise technique de respiration qui au départ cause un état
d’essoufflement léger chez le plongeur.
Bref, la respiration est un concept clé dans la gestion de la réaction
anxieuse sous l’eau.
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Bien des plongeurs (surtout débutants)
affirment que ce qui les rend anxieux c’est la sensation
d’étouffement que leur procure la combinaison isotherme. Les
instructeurs de plongée récréative reçoivent
fréquemment ce commentaire. Bien qu’ils aient en partie raison,
ces même débutants (à ne pas lire sur un ton
péjoratif) ne réalisent pas qu’en fait la source de leur
anxiété est ailleurs et que leur respiration difficile est
précisément le symptôme d’un état
d’anxiété pré-existant. Certains vont même
jusqu’à affirmer que leur détendeur ne fonctionne pas
correctement (ce qui est plus souvent qu’autrement faux) tellement
l’impression d’étouffement résultant de la
respiration superficielle est grande.
Panique et plongée
Une
des pires choses qui puissent arriver à un plongeur c’est de
paniquer. Alors que cela pourrait s’avérer salutaire sur terre,
c’est autrement plus dangereux sous l’eau. Tout d’abord
évidemment en raison des conséquences immédiates que cela
pourrait avoir : perte de contrôle de soi, remontée trop
rapide, surpression pulmonaire et accident de décompression potentiels.
Ensuite, pour les conséquences à plus long terme dans le cas
d’un incident sans conséquences physiologiques; Le jour où
un plongeur apprend qu’il est capable de paniquer sous l’eau, toute
sa perception de lui-même se trouve bouleversée et sa confiance en
lui s’en trouve passablement ébranlée. Un épisode de
panique sous l’eau est un incident qui reste gravé à jamais
dans la mémoire et qui peut, tout dépendant de la force de
caractère et de la susceptibilité psychologique de
l’individu, affecter de manière significative sa carrière
en plongée. Certains cessent définitivement de plonger,
d’autres cherchent à comprendre et entament une démarche
destinée à rebâtir leur confiance et leur aisance sous
l’eau. Une chose est sûre, on ne peut pas revenir en
arrière. Le plongeur qui a déjà paniqué, est un
plongeur beaucoup plus prudent et méthodique dans son approche.
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Soyons
clairs cependant, la panique n’est pas l’apanage des seuls
plongeurs débutants, elle a frappé sans raisons apparentes de
nombreux plongeurs d’expérience. Pour cette catégorie de
gens le danger d’une crise est même plus grand car ils
évoluent généralement à de plus grandes profondeurs
ou dans des milieux confinés, là où les
conséquences d’un geste irréfléchi sont plus
funestes. On constate que c’est souvent la complaisance qui porte le
plongeur expérimenté à s’exposer à plusieurs
risques qui pris individuellement pourrait être facilement gérables,
mais qui une fois combinés rendent les conséquences potentielles
(donc le risque) d’une situation problématique plus graves. La
sensation d’incapacité à régler le ou les
problèmes se trouve amplifiée et peut mener plus rapidement
à la panique.
L’anxiété
peut engendrer un cercle vicieux chez le plongeur qui cherche à la
combattre. Il vient un stade, si ridicule que cela puisse paraître,
où l’individu développe la peur d’avoir peur.
C’est la peur non pas d’être incapable de réagir
à une situation véritablement problématique, mais tout
simplement la peur d’être en proie à une attaque
d’anxiété spontanée. Cet état a en fait les
caractéristiques d’une phobie, c’est à dire une
tendance à anticiper du risque de manière démesurée.
C’est un stade avancé dont il est très difficile de sortir
si on veut continuer à plonger. La peur d’avoir peur,
combinée à l’appréhension de la plongée du
lendemain peut facilement rendre le sommeil impossible. Comme la fatigue,
physique mais surtout psychologique, se retrouve parmi les facteurs qui
peuvent moduler la susceptibilité à l’anxiété,
le plongeur anxieux devient de plus en plus anxieux et appréhende de plus
en plus ses plongées au point de ne plus y trouver quoi que ce soit de
plaisant.
Les véritables causes de l’anxiété
Tel que mentionné plus haut, l’état
d’anxiété est une réaction normale du corps humain à toute situation
anormale.
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À travers l’éducation, l’exposition
progressive aux différentes situations "anormales" et la
pratique, le cerveau parvient à contrôler et à neutraliser
(consciemment ou non) cet état. C’est en fait l’établissement
de la confiance en soi. Si un individu considère une situation
dangereuse ou risquée, c’est qu’en bout de ligne il doute de
ses capacités à faire face à la situation stressante (bris
de détendeur, perte de source de flottabilité, perte de masque,
perte du copain, perte des repères et de l’orientation, etc) et de
s’en sortir indemne. Ce doute lui fait surestimer les chances que le
problème finisse mal et la réaction anxieuse normale du corps
prend le dessus avec les symptômes que l’on connaît. La crise
d’anxiété est donc un phénomène hautement
psychosomatique, c’est à dire un problème d’origine
psychologique qui a des répercussions physiques mesurables et
observables.
Des moyens de contrôle ou des traitements?
Comme
mentionné plus haut, la respiration superficielle a pour effet de
maintenir et d’enfoncer le plongeur dans sa réaction anxieuse. Une
partie de la clé consiste donc à prendre le temps
d’entretenir une respiration profonde, régulière et lente
en insistant sur l’expiration de manière à minimiser la
sensation d’essoufflement. C’est une chose qu’on se fait dire
de partout, que ce soit dans les cours ou par les collègues
plongeurs plus expérimentés, mais on finit dans certains cas par
ne pas y penser une fois sous l’eau.
Parallèlement à ça, il apparaît important de maintenir une bonne forme
physique. Un individu en forme est moins susceptible de s’essouffler ou
d’en ressentir l’impression (physiologique ou psychologique). De
plus, la plongée demeurant une activité physique, le plongeur qui
s’entraîne régulièrement à un meilleur
contrôle de son corps et par conséquent a tendance à avoir
plus confiance en lui. J’aime bien utiliser l’expression
"cesser d’être victime de son corps" pour illustrer ce
fait.
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Pour une personne dont la forme physique est déficiente, le seul
effort de s’équiper en début de plongée peut
engendrer un état de dette de CO2, parfois trop faible pour
être considéré ou même constaté, parfois plus
notable. Quoiqu’il en soit, la hâte de se mettre à
l’eau et de débuter la plongée peut empêcher la
résorption de cette dette, ce qui ouvre la porte à
l’instauration plus facile d’un état
d’anxiété plus tard.
On
peut évidemment contrôler la réaction anxieuse par des
médicaments, mais il est généralement peu
recommandé de plonger sous l’effet de telles substances chimiques.
Ainsi, outre ces traitements pharmaceutiques, il existe peu ou pas
d’alternatives à la thérapie par l’exposition. Bien
sûr il existe l’hypnose, mais encore faut-il que le problème
soit grave au point de recourir à cette technique mais surtout que
l’individu ait foi en ce genre d’approche. On retrouve deux
variantes de la thérapie par l’exposition, soit l’approche
graduelle et l’approche par immersion. Dans les deux cas, on expose
l’individu de manière plus ou moins forcée aux situations
qui le rendent anxieux et on le contraint à réaliser qu’il
survit très bien à la situation. Il va sans dire que la seconde
approche est à éviter en plongée ne fut-ce que pour les
conséquences que pourrait avoir une attaque de panique. Ainsi,
l’exposition graduelle aux situations stressantes et la minimisation des
sources d’anxiété lors de chaque plongée
apparaît comme la meilleure thérapie pour un plongeur anxieux.
Le
manque de confiance en soi étant une autre des causes
d’anxiété principales selon moi, un des moyens
évidents de parvenir à la contrôler est la pratique et la
formation. Il est crucial pour un plongeur qui ressent
régulièrement de l’anxiété sous l’eau
de plonger plus souvent et au besoin d’aller se perfectionner dans un
cours. Attendu évidemment que celui-ci continue d’aimer la
plongée malgré sa condition. Cependant, et cela peut
paraître paradoxal, aller chercher une formation plus poussée peut
impliquer parfois de plonger précisément dans les conditions qui
rendent le plongeur anxieux (plongée profonde, de nuit, de courant
etc.).
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La pression de performer devant les autres et devant l’instructeur
peur alors rendre l’exercice carrément inutile. La démarche
est donc avant tout personnelle. Elle peut (et devrait) impliquer de la
formation à un certain point, mais elle doit surtout impliquer de
plonger beaucoup et d’y aller graduellement. Il est important de
répéter à chaque plongée les exercices de base tels
que la vidange de masque, la respiration copain-copain, le palmage sans masque,
la respiration à partir du gonfleur mécanique du veston
compensateur, et de devenir parfaitement fluide dans les diverses actions.
Il est également important de privilégier les longues
plongées moins profondes qu’on peut alterner à
l’occasion avec des plongées plus profondes et moins longues. Plus
on passe de temps sous l’eau (quelle que soit la profondeur) plus on devient à l’aise
dans ce milieu et plus on développe sa confiance. Comme les réserves
de gaz durent plus longtemps à faible profondeur et que les limites de
décompression sont plus loin, on a plus de latitude. Évidemment,
pour pouvoir faire tout cela, il faut disposer d’un partenaire de
plongée calme et compréhensif, ce qui est malheureusement rare.
Une attaque d’anxiété, si imprévisible puisse-t-elle
être, n’arrive généralement pas sans prévenir.
Le plongeur qui se donne la peine d’analyser son comportement saura la
voir venir à travers l’instauration progressive des
différents symptômes, le plus évident étant la
respiration. Selon le cas, l’attaque pourra être
contrôlée et endurée le temps d’effectuer un retour
sécuritaire vers le point d’entrée, ou pourra être
maîtrisée par l’action combinée d’un contrôle
de la respiration et d’une analyse pragmatique de la crise
d’anxiété.
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De quoi ai-je peur exactement? De la profondeur?
De manquer d’air? Combien me reste-t-il d’air dans mon (mes)
cylindre(s), où suis-je par rapport à mon point
d’entrée? À quelle étape de mon plan suis-je rendu?
Ai-je de la décompression à faire? Combien? Etc. Plus on parvient
à répondre aux questions, plus on reprend contrôle de la
situation.
Bien qu’on se le fasse enseigner lors des cours de
plongée niveau 1, il est particulièrement important pour un
plongeur anxieux de développer une conscience de lui accrue.
Évidemment la planification de la plongée et
l’établissement d’un protocole plus poussé de
communication avec le copain de plongée sont des éléments
qui contribuent à augmenter la confiance du plongeur. Cependant, le
plongeur anxieux a surtout besoin de latitude, ce qu’un plan de plongée
trop stricte peut en apparence amoindrir.
Bref, l’état d’anxiété est une réaction
normale du corps humain à toute situation anormale. Les individus qui
ont plus confiance en eux, sont ceux qui ont le plus de facilité
à contrôler cette réaction et à la faire même
disparaître dans la plupart des cas. Sous-jacente à tout état
d’anxiété, existe une situation qui cause le manque de
confiance en soi, situation qui peut dans bien des cas être éliminée
ou modifiée par une série d’actions concrètes de la
part de l’individu. Le processus peut être long mais n’est
généralement pas impossible. Dans le cas de la plongée, la
perception populaire selon laquelle le risque est plus élevé peut
rendre la susceptibilité à l’anxiété plus
persistante.
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C.C.
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